En route pour une intervention efficace


hyperactiviteLorsque nous tentons de trouver des réponses à nos questionnements relatifs au TDAH, une panoplie de solutions (de traitements) nous sont proposés.  Depuis 3 ans, j’en ai entendu plusieurs et je me suis renseignée.  Comme le TDAH est un trouble assez large dans sa définition et dans ses spécificités, il est normal d’avoir plusieurs approches ; celle qui calme l’hyperactivité ou celle qui améliore la capacité d’attention… rares sont les traitements qui permettent de solutionner tous les aspects de ce trouble. On dit souvent que la combinaison des interventions est le meilleur gage de succès. Mais commençons donc par le commencement, quels sont les principes de base pour une intervention efficace?

Principes de base pour une intervention efficace

Avant de choisir (ou d’essayer) un traitement, il est important de connaître les principes de base d’une intervention efficace :

  1. Bien connaître le TDAH et ses limites – bien se renseigner pour savoir ce qui est bon pour notre enfant et surtout, réalisable.
  2. Reconnaître les limites des interventions – le TDAH ne se guérit pas, il se stabilise. On agit sur les symptômes et ainsi, on prévient l’apparition de d’autres problèmes.
  3. Bien évaluer les déficits de votre enfant et ses ressources – un bon plan d’intervention qui tient compte des limites mais aussi des forces de l’enfant.
  4. Intervenir plutôt que de ne traiter que les symptômes – les symptômes se traitent bien avec une médication, mais la petite pilule seule n’est pas une solution, il faut aussi agir sur les aspects plus globaux, donner à l’enfant des outils.
  5. Choisir des interventions en fonction des besoins et des ressources – chaque enfant TDAH arrive avec sa propre petite valise, il faut donc mouler les interventions en fonction des besoins de celui-ci et de sa personnalité.
  6. Intervenir de façon intensive et à long terme – une intervention intensive suppose une période de 50-60 heures d’intervention par tranche de 6 mois.  Cette intervention est nécessaire durant toute la période du primaire ainsi qu’au début du secondaire.
  7. Miser sur la concertation – L’aspect multidisciplinaire du traitement augmente l’efficacité de l’intervention. Plus les intervenants seront impliqués et plus les milieux de vie seront touchés, plus efficace sera l’intervention.

Traitements suggérés

J’avais pensé vous présenter les traitements qui ne fonctionnent pas, mais en y repensant, je me suis dit qu’il valait mieux vous présenter ce qui est recommandé dans le guide de référence que je consulte pour la rédaction de certains billets : « Mieux vivre avec le TDAH à la maison » et garder les traitements inefficaces pour un autre billet.

Voici donc le tableau des traitements suggérés en fonction de l’âge de l’enfant (représentés tel que présenté dans l’ouvrage) :

Enfant d’âge préscolaire Enfant du primaire Adolescent
  •  Évaluation médicale
  • Traitements pour les difficultés langagières ou motrices présentes
  • Choix appropriés concernant les programmes d’éducation préscolaire
  • Interventions comportementales proactives et réactives
  • Entrainement aux habiletés sociales de base
  • Programme d’entrainement aux habiletés parentales
  • Interventions psychoéducatives (connaissance du trouble, saines habitudes de vie).
  • Prise d’un médicament
  • Interventions psychoéducatives (bien connaître le TDAH)
  • Plan d’intervention personnalisé à l’école et plan de services
  • Interventions éducatives (tutorat, apprentissage assisté par ordinateur, etc.)
  • Interventions comportementales proactives et réactives
  • Programme d’entrainement aux habiletés parentales
  • Entrainement aux habiletés sociales
  • Interventions cognitives-comportementales :
    • autocontrôle et résolution de problèmes
    • gestion de l’attention et de la désorganisation
    • gestion du stress et de l’anxiété
    • gestion de la colère
  • Remédiation cognitive
  • Neurofeedback
  • Interventions concernant l’estime de soi de l’enfant
  • Activités physiques
  • Actualisation des aptitudes de l’enfant (activités parascolaire)
  • Service de rééducation pour les problèmes d’apprentissage
 (mêmes interventions qu’au primaire)

  • Traitement individuel ou de groupe concernant la dépression
  • Traitement individuel ou de groupe concernant la toxicomanie
  • Thérapie familiale (surtout sur la communication parent-enfant)
  • Orientation professionnelle

Ces interventions vous interpellent, peut-être que vous en connaissez déjà plusieurs.  J’ai l’intention d’en savoir un peu plus sur certaines interventions telles que le neurofeedback et la remédiation cognitive. Si vous avez de l’information détaillée sur celles-ci, ne vous gênez pas pour me transmettre l’information via notre page facebook.

RÉF. : Mieux vivre avec le TDAH à la maison, Line Massé, Martine Verreault, Claudia Verret, Chenelière Éducation, 2011

6 réflexions sur “En route pour une intervention efficace

  1. Bonjour à vous ,

    Premièrement , je salue votre investissement auprès de votre enfant.

    Je suis une enseignante au préscolaire et primaire , et j’ai également , ce qu’on appelle, un TDAH.
    J’ai également fait mon mémoire de fin d’études sur le sujet.

    Je m’intéresse beaucoup aux familles ayant des enfants avec un TDAH , et je lis énormément sur toutes les interventions qui peuvent être mises de l’avant afin d’aider ceux-ci.

    Vous avez la chance de côtoyer un enfant extraordinaire , avec des capacités vraiment immenses.
    Ces enfants ont énormément de sagesse , d’amour et de vérité en eux.

    Je sais que cela n’est pas évident , et qu’ils viennent bousculer tous les domaines de votre vie , mais c’est bien dans leur nature que de remettre tout en question.

    Il y a un proverbe qui dit
     » Il n’est pas saint d’être adapté à une société malade  »

    Ces enfants ne s’y adaptent pas , ou s’ils finissent par le faire, c’est sous l’effet de psychotropes , de plusieurs années de psychothérapie et autres interventions.

    Vous voulez que votre enfant s’adapte à quoi au fait ?

    Est-ce que l’idée vous est-elle déjà venu que le problème n’est pas votre enfant , mais l’environnement autour ?
    Regardez la société avec votre coeur.

    Il y a un aspect qui est rarement abordé au sujet des enfants TDAH , et c’est la spiritualité.

    Pour commencer , je vous recommande cette lecture :
    Elle vient du Docteur Virtue

    http://editions-ariane.com/wp-content/uploads/2012/10/Aimerenfantsindigo_prev.pdf

    Il y a une sphère a explorer avec ces enfants , et c’est celle-ci.

    Je n’enlève aucun crédit à la science.
    Mais la science sans conscience , malheureusement , est vide de sens.

    Votre enfant est extraordinaire.
    Il est sensitif , intègre , vrai , émotif , rempli d’amour et de sagesse.
    Malheureusement , il est confronté à énormément de choses qui viennent à l’encontre de ce qu’il est intérieurement.
    C’est extrêmement éprouvant pour lui.

    La première chose que cet enfant a besoin c’est de reconnaissance.
    Qu’on reconnaisse en lui cette différence.

    Il est assoiffé d’amour et de vérité.

    Regardez les avec votre coeur de mère , et non avec les principes de la société.
    Ils ont de grands idéaux.
    Ils ont besoin de sécurité.

    Bon courage et beaucoup d’amour
    Vous ne pourrez pas comprendre ces enfants avec votre tête , mais avec votre coeur.

    J'aime

    • Merci pour ce commentaire et cette suggestion d’approche différente de la part d’une enseignante ! Ceci est très rassurant, si seulement au moins 1 des nombreux enseignants mon fils depuis sa scolarité (est en 6 ème année primaire) avait eu ce genre d’ouverture. Je n’ai malheureusement rencontré que des enseignants qui proposent d’augmenter la dose ou de changer de médication et des plans d’intervention presque vide qui ne différent en presque rien des interventions régulières avec des élèves « normaux » et ce malgré les recommandations dans le rapport de son psychologue ainsi que notre entière collaboration en tant que parents. Nous avons un profond sentiment de désolation. Notre fils est medicamenté mais nous ne baisserons pas les bras et espérons arrêter un jour. Cet espoir nous permet d’avancer un jour à la fois et notre amour pour notre garçon est au dessus tout. En effet, l’enfant doit correspondre à un moule prédéfini par la société. J’ai tellement de choses à dire sur le sujet mais je ne trouve même pas la force en ce moment. Je m’étais pourtant jurée de ne plus lire les commentaires sur le sujet car ça remettait souvent en cause beaucoup de choses sur le sujet et je reprends encore tous mes questionnements, doutes et culpabilité.Les témoignages que j’ai lu m’ont profondément touchés et fait pleurer encore une fois. Il en ressort que tout le monde fait de son mieux pour l’amour de son enfant.

      Je nous souhaite et vous souhaite d’aller de l’avant malgré nos moments de découragement.

      À bientôt

      J'aime

  2. Haha, vous le connaissez!
    Peut-être que le neurofeedback donne de meilleurs résultats chez les enfants? Je ne sais pas.
    Mais c’est sûr que ça vaut la peine de comparer les coûts vs les bénéfices. ^^ (à moins bien sûr que vous soyez millionnaire! 😛 )

    J'aime

  3. Je me suis questionnée aussi sur le neurofeedback, il semblerait que les résultats ne soient pas concluants. Je n’ai pas de source à citer pour cette info autre que ce site web: http://www.tdahquebec.com/ . J’ai discuté avec l’administrateur du site (et animateur de café rencontres) là-dessus, lui a vérifié l’information. Je crois que vous pourriez lui écrire pour lui poser des questions pour lesquelles vous n’avez pas de réponses. Il a beaucoup lu concernant les traitements « alternatifs » si on peut dire, étant lui-même aussi atteint du tdah. Il m’a dit qu’il y a seulement pour les omégas 3 que l’efficacité a été démontrée.

    Pour ma part, je vais probablement commencer une médication sous peu, j’aurai aussi droit aux services d’un orthopédagogue. Je crois que ça peut aussi être utile pour les enfants ça. ^^

    J'aime

    • Je connais Louis-Philippe, il est effectivement très bien documenté sur le sujet. En fait, ce qui rend le neurofeedback moins intéressant, c’est le nombre de séances nécessaires pour obtenir des résultats : 10 à 60 rencontres de 40 à 60 minutes. Et le neurofeedback intervient principalement sur les manifestations primaires du TDAH. Et qui dit plusieurs rencontres, dit aussi coûts élevés… ouf! Mais une étude dit bien que le neurofeedback est une intervention efficace… mais elle ne couvre pas tout. 🙂

      J'aime

Soumettre un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s