L’avenir… ne surtout pas y penser


Ce soir, je ne peux pas dire que j’ai le moral.  Il est vrai que ma journée à mal commencé.  Comme chaque matin, j’ai été prise entre les garçons qui se tiraillaient à qui prendrait le plus de place sur le sofa… puis ça s’est déplacé vers la table de la salle à manger… ils se taquinent sans cesse… ils oublient l’heure et exaspérée de répéter, je monte le ton.  De l’énergie négative dépensée si tôt le matin… je n’avais pourtant qu’une envie… un café.

Puis, j’ai lu Mathieu Perreault dans La Presse… la menace de l’hyperactivité… je me suis dit… encore un article sur la médication… mais la « menace » m’a quand même intriguée… j’ai lu… puis une pause…. une longue pause… est-ce vraiment ce qui nous attend?  Ça démarre en force : « ls sont sept fois moins susceptibles d’aller à l’université, sept fois plus susceptibles de ne pas terminer leur secondaire et gagnent en moyenne 40 000$ de moins par année. Leur couple est trois fois moins stable et ils ont trois fois plus de problèmes de drogue ou d’alcool ».  Ce n’est pas une opinion, ce sont les résultats d’une recherche. Bonjour la motivation pour la semaine de la sensibilisation!

Bien sûr, je peux me dire que ça n’arrivera pas à mes enfants… et me dire que je vais tout faire pour leur donner le goût de se pousser vers l’avant… mais le pourrais-je? Quand je lis cet article, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour Béatrice qui a formulé à travers son blogue sa liste de souhaits pour ses enfants… c’est touchant… mais ça me fou les jetons. Est-ce que c’est dans cette direction que nous allons (mes enfants sont jeunes)?  Est-ce que l’école réagira comme ça?  Qu’est-ce que je peux faire moi de plus qu’une autre maman? Rien…!! Je peux simplement faire de mon mieux…

Vous l’aurez compris, leur avenir me fait peur… j’y pense trop et je ne devrais pas.  Au jour le jour comme dirait ma mère… mais le problème, c’est que moi je ne suis pas TDAH… je peux me projeter dans l’avenir, planifier et visualiser… mais je peux angoisser aussi face à cela… et je le fais très bien.

Ce soir, je regardais cette grande montagne près de chez moi… majestueuse et colorée, rassurante aussi… je n’ai pas envie de voir l’avenir de mes enfants comme une montagne qu’il faudra gravir… non.  J’ai plutôt envie de voir sa beauté, sa force et l’inspiration qu’elle me procure. Tout comme cette montagne, l’avenir changera de couleur au fil des saisons… dans les moments enneigés, je me répéterai le nouveau leitmotiv de ma mère : « Dans le pire, le meilleur est à venir ».

16 réflexions sur “L’avenir… ne surtout pas y penser

  1. Pingback: Bilan de l’année 2012 « Vivre le [ TDAH ] en famille

  2. Allo Maude et les autres que je viens de lire

    Ma question est celle que m’a posé la psy de mon fils? Comment va la maman, c’est elle qui m’inquiète! Avec douceur et gentillesse car la maman que je suis se consacre à son garçon corps et âme délaissant ma vie professionnelle pour conserver l’énergie que ca exige de gérer mon fils…en travaillant temps plein dans mon domaine de 0 à 7ans. J’ai fini par craquer et ne pas être en mesure d’envisager d’autres scénario que celui depuis 2ans maintenant de jouer ce rôle de maman dun enfant différent exigent a100% en me mettant en veille en quelque sorte….suis-je la seule parent à ne pas avoir les ressources psychiques et physiques? On jase deux mais nous la dedans!?

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  3. Je viens de découvrir votre blogue pour mon plus grand bonheur!! Je suis la maman d’une fille de 9 ans qui souffre d’un TDA inattention prédominante. Ma bataille a commencé lorsqu’elle est entrée en maternelle , car je savais déjà la problématique…depuis déjà longtemps , je reconnaissais les symptômes, je devais quotidiennement affronter les difficultés liées à son diagnostic non diagnostiqué encore…à 2 ans déjà les premiers symptômes commençaient à se pointer…..Au fil des jours, la culpabilité parentale se heurtait à la réalité que ma fille vivait. Dotée de cette « hypersensibilité », on aurait dit qu’elle se sentait déjà différente des autres enfants de la garderie, des autres enfants qu’elle côtoyait….Au fil des années, les troubles anxieux, les obsessions ( dans son cas c’est tout ce qui a trait aux bébés: elle ne s’intéresse qu’à cela, joue à la garderie, à la poupée, je ne compte plus le nombre d’articles qu’elle possède pour jouer à ces jeux), la difficulté à s’organiser, les troubles d’élocution, les troubles de motricité ou les troubles de coordination, les troubles d’opposition, les crise de colère, les difficultés relationnelles, des habiletés sociales très difficiles….ouf!!! puis arrive l’entrée à l’école. Honnêtement, ma fille fréquente une école dont je n’ai du bien qu’à redire mais qui malgré cela, a encore de la difficulté à offrir les services dont elle aurait rééllement besoin ( comme c’est le cas pour plusieurs d’entre nous je sais) J’ai fait de la vie scolaire de ma fille , ma propre vie scolaire si je peux dire. Tous les jours, tous les mois, tous les ans, m’assurer qu’elle reçoit le plus possible les services qui lui sont nécessaires, tous les soirs, essayer de gérer avec elle les anxiétés en lien avec sa journée, essayer de lui trouver une façon d’exprimer sa colère, sa frustration. Essayer d’accepter le fait que je trouve déchirant de la voir avoir beaucoup de difficulté à être empathique aux émotions des autres…..les troubles associés au TDA, en voulez vous en v’là!!! Je sais que je ne suis pas seule dans cette situation, je découvre ici une véritable petite  » caverne d’Ali Baba » et cela me fait tant de bien. Et malgré toutes les difficultés encourues, malgré tous les déchirements à me demander comment ma fille fera pour s’adapter aux exigences de notre société , à la notion de perfomance de plus en plus présente, à la difficulté qu’elle a de développer des relations avec les autres, je me trouve privilégiée d’être sa Maman. Mes filles sont ma plus grande source de bonheur, et je ferai tout en mon pouvoir pour les mener à bon port et demeurer à tout jamais, un point d’ancrage, où elle pourront toujours venir lors des tempêtes….Merci encore pour ce précieux bijou qu’est votre blogue :-))

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  4. Salut,

    Je suis nouveaux sur ce blogue. Je suis un homme de 38 ans, récemment diagnostiqué et médicamenté avec du Concerta 54 mg. J’ai lu quelques messages et je sens beaucoup de culpabilité face à la médication…

    Très peu de gens de mon entourage savent que je suis médicamenté…J’ai honte d’en parler, avec tous les commentaires négatifs que j’entends à la télé et à la radio, je suis pas surpris que vous sentiez les préjugés vous aussi.

    Vous parliez de la mère de Caillou….Moi, je vais parler du père de Caillou, je disais souvent à ma conjointe que  »je suis pas le père à Caillou »……..Je suis plutôt un croisement entre lui et Homer Simpson !!!!!

    Le Concerta fonctionne très bien pour moi….J’ai plus d’amis, je suis plus patient, plus sociable et aussi, moins distrait. Je suis capable de prendre du recul et d’être moins sur la défensive…J’aurais bien aimé avoir ça quand j’étais plus jeune, j’ai dû faire face à beaucoup de problèmes au cours de ma vie.

    C’est facile juger quand nos enfants sont bons à l’école, bons en sports, aimés de tous….Mais les enfants TDAH ont aussi de grandes qualités et doivent être encouragés et non catalogués comme des éternels  »troublemaker »……..

    J’en étais un  »troublemaker »…..un vrai de vrai à part ça, pis je suis devenu une très bonne personne à l’âge adulte….on m’avait pourtant prédit un tout autre destin…..

    Bon courage.

    lostatsea@yahoo.ca

    .

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    • Merci Max pour ce témoignage… tu parles de culpabilité parentale, c’est tellement vrai. Mais quand je lis des témoignages comme le tien, cette culpabilité s’effrite tout doucement. Je suis sensible et je suis certaine que d’autres le sont aussi aux témoignages d’adultes qui comme toi, auraient bien aimé avoir eu ce genre de traitement avant.

      Merci, merci et merci 🙂

      Mon coeur de maman est rassuré.

      e.

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    • Je suis aussi médicamentée avec Concerta 54 mg…je suis enseignante et, quand je parle de ma médication, on me regarde avec un regard surpris, la mâchoire décrochée et on dit « ah ouin…je ne savais pas qu’un adulte pouvait en prendre… » Eh OUI! TDA depuis l’enfance, jamais diagnostiqué…Il a fallu que mon mari me pousse à consulter sinon, c’était le divorce! Mon TDA s’est actualisé suite à mes trois grossesses…Je ne comprends pas toujours pourquoi on a peur de la médication. Comme mon mari a dit l’autre jour : « Nous, adultes, on le voit que ça fonctionne et que c’est très aidant! Je ne vois pas pourquoi on refuserait ça à notre enfant! »

      Bonne journée!

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  5. Ah que oui, c’est dénigrant ce genre d’article. Notre quotidien est tellement difficile déjà et on dirait que c’est de nous tourner le couteau dans plaie. Mais je garde toujours bon espoir car je connais de plus en plus de gens qui sont TDAH, trouble de personnalité, bipolaire, Gilles de la Tourette et qui réussissent très bien leur vie!

    J’ai un garçon de 4 ans actuellement en attente de diagnostic pour un TDAH et peut-être un trouble de développement global et une dysphasie sévère diagnostiquée. J’ai une collègue à mon travail qui a 2 garçons (un TDAH/dysphasie sévère et l’autre autiste/TDAH) et elle dit qu’elle est fort probablement TDAH elle aussi mais non-diagnostiquée officiellement à ce jour. Et pourtant, elle vient de terminer son BAC comme infirmière bachelière, elle a une relation stable avec le père de ses enfants et a sa maison.

    Mon frère qui est TDAH + Gilles de la Tourette a seulement 22 ans et vient de partir de chez mes parents avec un travail, une blonde avec qui ça dure depuis 1 an et une passion sans limites: la musique! Il commence à se faire beaucoup d’amis et sort très souvent comme tous les garçons de son âge! Mais je te confirme que son parcours d’enfant et d’adolescent a été très difficile. Mes parents n’avaient pas l’aide et le soutien que nous pouvons avoir aujourd’hui. Mais mon frère a quand même bien viré, il a pris de la drogue mais n’en a pas abusé comme tous les jeunes de son âge qui font leurs expériences.

    Je pense que oui, les statistiques ne mentent pas mais je pense aussi que la famille, le soutien, l’aide thérapeutique, la médication et tout le reste rentrent en jeu et font la différence. Mes parents ont toujours soutenu mon frère et ont toujours pris soin de lui malgré toutes les atrocités que mon frère leur a fait endurer.

    Mais moi aussi ça m’inquiète parfois. Mais je vois tous ces gens avec ce diagnostic autour de moi et je me dis qu’on peut réussir si on y mets les efforts. Il ne faut pas trop généraliser. C’est comme les statistiques qui disent que 50%-60% des garçons ne finiront pas leur secondaire et pourtant, vous devez connaitre pas mal de jeunes garçons qui font leur cégep et/ou leur université mais oui, il y en a beaucoup qui lâchent.

    J’ai trouvé ce blog sur Internet et je compte bien te suivre. Je vis ton quotidien avec un seul enfant et je trouve ça parfois difficile et ça me fait du bien.

    Eloïse (mère d’un garçon avec dysphasie sévère et possiblement TDAH)

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  6. Étant maman de 3 enfants dont 2 ayant un TDAH (avec ou sans H, beaucoup d’impulsivité), je comprends les matins effrénés, les chicanes entre frères et soeurs, les enfants désorganisés qu’on réprimande parce qu’ils jouent avec leur Lego plutôt que d’aller s’habiller…les parents qui gardent leur calme pendant une heure, qui perdent patience au dernier instant, juste avant de monter dans l’autobus et qui quittent pour le travail le coeur gros avec l’impression qu’ils ont déjà fait une grosse journée…
    Mes enfants sont jeunes (3, 6 et 8 ans). Peut-être suis-je encore naïve et optimiste, mais je crois qu’un bel avenir les attend. Mes enfants sont très créatifs, plus que la majorité de leurs amis. Ma fille invente sans cesse des chansons et mon fils a une intelligence musicale très développée. Je leur dis souvent que l’une composera les paroles et l’autre chantera! Bien sûr la vie sera certainement parsemée d’embûches…mais connaissez-vous réellement quelqu’un qui n’a aucune problématique personnelle et qui est tout à fait équilibré mentalement, qui ne doit pas du tout travailler pour obtenir ce qu’il veut???
    Je crois en l’avenir et aux forces de mes enfants…avec la médication ET de l’aide pour s’organiser et développer des stratégies d’apprentissage, ils s’en sortiront! Pour ce qui est des défis (qui seront certainement nombreux), nous les affronterons un à un tout en tentant de garder le moral et d’avoir une maisonnée remplie d’enfants heureux!

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  7. Bonjour,

    Je suis abonnée à ton blog depuis quelques années déjà, je lis tout ce que tu écris. Tu me fais tellement de bien.

    J’ai un garçon de 9 ans qui est diagnostiqué TDAH depuis qu’il a 5 ans. Dernièrement, j’ai mis les bouchées doubles et j’ai décidé d’encadrer plus mon garçon, surtout pour ses leçons et j’ai mis en place pour la 10e fois un nouveau concept de récompense. Les 2 premières semaines cela a bien fonctionné. Wow, les belle notes à l’école, il était tellement fier de lui et moi aussi. Son comportement à la maison s’était vraiment amélioré. Il voulait sa récompense et faisait tout pour l’avoir. (En fait, je lui donnais des points de récompense pour tout ce qu’il accomplissait: leçons, devoirs, faire de petites taches, etc. et je travaillais un point en particulier « Ne pas crier en nous adressant la parole »).

    Mais cette semaine, déception ! Il n’était plus motivé par le fait de recevoir des récompenses; quand il faisait de choses indésirables et que je le réprimandait, il me répétait d’un ton impoli: » je m’en fou, enlèves moi 20 points, allez, allez » ! Il n’y avait plus rien qui fonctionnait, il s’est chicané avec sa soeur de 10 ans toute la semaine, à tous les matins et plus.

    La maman de Caillou, OUI, elle aurait sûrement haussé le ton ! Comme s’est frustrant.

    Je me répète: de garder mon calme, que c’est moi l’adulte, que ce n’est pas lui qui me dérange, que c’est son comportement, que je l’aime, qu’il est plein de belles qualités, qu’il a besoin de moi, que je vais y arriver. Mais par bout, je me sens tellement impuissante.

    J’ai un TDAH également, ça me demande énormément pour tout encadrer et mettre en place des solutions et systèmes pour aider le plus possible mon enfant et quand j’ai appris ce matin l’information dont il parle dans le journal sur les problèmes qui attendent nos enfants qui ont un TDAH, je peux dire que ça m’a fait peur. C’est sûr, moi aussi je pense souvent à son avenir, surtout pour les drogues, qui sont un fléau qui peut malheureusement détruire la vie de beaucoup de personnes qu’ils soient TDAH ou non. Mais d’apprendre qu’ils ont plus de risques que d’autres de tomber dans ce panneau, je m’en doutais mais là, ça confirme mon doute.

    Oui, en sachant que cela peut leur arriver, on peut essayer de mettre en place des encadrements et un soutien adéquat mais comment ? La réponse qui me vient, c’est : ÊTRE LÀ ! Être là pour eux, encore et toujours par amour. C’est normal, ce sont nos enfants.

    Pour ce qui est du commentaire de Pierre, quand il dit, « voyeZ l’intelligence dans leur yeux ! », ça me fait ressentir un petit papillon positif dans mon coeur. Je vois dans les yeux de mon fils son intelligence et tout l’amour qui l’habite, il a besoin qu’on l’aime, je l’adore !

    C’est drôle car ça me fait penser à ceci:
    Le TDAH, c’est un Trouble Déficitaire de l’ATTENTION avec Hyperactivité. Je sais que le mot ATTENTION dans ce trouble veut dire qu’ils ont de la difficulté à se concentrer. Mais je viens tout juste de réaliser, qu’en plus, dans le cas de mon garçon c’est un manque d’ATTENTION envers lui qui le fait souffrir, il veut tellement qu’on lui porte de l’ATTENTION. Vous me suivez ?

    Merci encore pour se blog qui nous fait du bien à tous, j’en suis convaincue !

    Bonne fin de journée.

    Martine

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    • Je pense qu’un parent d’enfant avec TDAH a aussi droit de perdre patience et d’élever le ton quelques fois…ce n’est pas parce que nous savons que notre enfant a un trouble que nous devons nous « punir » chaque fois que nous perdons notre calme…En fait, je pense que de SAVOIR est très aidant pour nous…ça nous aide à retrouver notre calme plus rapidement après avoir fait « une montée de lait » devant notre enfant. Et quelle belle occasion (sur le fait même si possible ou plus tard) de devenir un modèle pour lui en partageant nos sentiments. Cela pourra peut-être l’aider par le fait même à identifier les moments où le TDAH est plus présent et dérangeant…

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  8. Pas tellement habitué à ce genre de forum…..j’ai 50 ans et j,ai découvert que je souffrais du TDAH il y a 2 ans….Oui ma vie n’a pas été facile par moment mais pour moi le principal handicap dans ma vie de TDAH aura été mon très pauvre estime de moi. J’y travail actuellement et ça remonte à loin, très loin. Ce qui me porte à affirmer sans hésitation qu’il y a de l’espoir pour vos enfants, le simple fait que vous, les parents, soyez au fait du problème et que vos enfants aient le droit d’être ce qu’ils sont et qu’il y a des moyens pour performer malgré cela et non pas qu’ils sont de pauvre illuminés, paresseux, immatures et n’ayant que peu d’avenir. Voyez l’intelligence de leurs yeux….c’est pour moi l’espoir.

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  9. Je crois que même si l’article dépeint une image négative des TDAH, il faut se résoudre a accepter que c’est une réalité. En tirer profit et faire en sorte d’outiller nos enfants. Faire en sorte qu’ils aient à l’université, que leurs couple dure et qu’ils soient en mesure de faire un salaire égale à n’importe qui d’autre. Connaître les enjeux nous prépare pour l’avenir.

    Moi aussi j’ai été découragé à la lecture de cet article, mais je sais que nous sommes sur le bon chemin. Je sais que je peux gravir la montagne.

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  10. J’ai un de mes 3 fils TDAH; j’ai aussi lu cet article hier et j’ai ressenti un certain malaise. Certes, on nous dit que c’est une étude menée à grande échelle, mais je ne peux m’empêcher de voir cela comme un « cataloguage » supplémentaire de nos petits TDAH.

    J’ai quand même de la chance, mon fils fait partie des TDAH qui réussissent quand même bien à l’école, mais je sais que son avenir sera parsemé d’embûches…je ne peux pas étudier à sa place, alors le mieux que je puisse faire, c’est de l’encadrer de mon mieux.

    Ce n’est pas facile tous les jours, j’ai mes 2 plus vieux en garde partagée et chez papa, il oublie souvent de prendre son Concerta (54 mg quand même), donc l’école a des comprimés d’urgence. À chaque jour, je me dis que je serai plus patiente, que ça va bien se passer, mais non, il arrive toujours quelque chose pour me faire sortir de mes gonds: chicane avec son grand ou son petit frère, n’écoute pas les consignes, commence quelque chose et ne le finit pas, laisse traîner ses choses, répéter souvent la même affaire 3, 4, 5 fois, saute partout, prend une éternité pour faire ses devoirs parce qu’il joue avec son efface, son crayon, ses pieds, son nez…

    Tout parent d’enfant « normal » me dira que justement, c’est un comportement normal pour un enfant. D’accord. Tout parent d’enfant TDAH qui lira ceci saura que ces actions ne sont pas réparties sur une semaine ou un mois, mais condensées en 1 heure, et que même la « maman parfaite » de Caillou viendrait qu’à en être exaspérée!

    Oui, je m’inquiète de l’avenir de mon fils, tout comme je m’inquiè de celui de mes 2 autres fils; je ne sais pas ce qu’il fera plus tard, il a 10 ans, et même lui n’en a aucune idée! Bref, je ne crois pas que le scénario soit aussi fataliste que le laisse entendre l’auteur de l’article de La Presse. Le TDAH n’est pas un trouble apparu subitement, il a toujours existé, et personne ne me fera croire que tous les TDAH du monde ont échoué leur vie, tout comme les gens « normaux » ne se retrouvent pas tous avec un doctorat en poche.

    Je vous invite à lire ceci: http://www.tdah.be/LG809-021-TDAH.pdf que j’ai trouvé ce matin; regardez la section People en bas à droite et vous aurez une liste de TDAH célèbres (on n’a sûrement pas diagnostiqué Beethoven TDAH comme tel, mais certains comportements ne trompent pas!)

    Moi-même, je suis convaincue d’être TDA (sans le H!); à l’école, on me disait lunatique, et je le suis encore aujourd’hui; pourtant, cela ne m’a jamais empêchée d’être première de classe durant toute ma scolarité et d’avoir aujourd’hui 3 diplômes de l’UQAM, un boulot à temps plein comme rédactrice, d’être et de continuer mes études par correspondance (peut-être H aussi finalement, je n’arrête pas 2 secondes!)

    Bref, l’avenir n’est pas tout noir pour nos petits TDAH, mais il n’est pas tout roses non plus; il faut les accompagner de notre mieux (même si c’est parfois difficile!) et les encourager à persévérer. Ils y arriveront, mais ils auront un peu plus d’efforts à mettre que la moyenne des gens…mais que de satisfaction ils en tirent par la suite!

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  11. ouff! tu as le don de nous ébranler.

    Je n’avais pas lue La Presse (avant de lire ton billet) et effectivement tous les journaux présentent souvent 3/4 de l’espace d’un article pour les données négatives et le dernier 1/4 pour ce qui est positif. C’est nettement plus « vendeur » malheureusement.

    Un énorme merci de me citer, c’est VRAIMENT gentil ❤

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