L’alimentation chez nos petits TDAH


Nous connaissons tous le lien direct avec le facteur héréditaire du TDAH (80% des cas).  Ce que l’on parle peu et qu’on a souvent tendance à oublier, c’est l’importance de l’environnement qui serait un agent déterminant du TDAH (20% des cas).

Dans de nombreuses documentations portant sur l’alimentation et le TDAH, on indique qu’aucune étude sérieuse n’a été fait sur l’existence d’un lien entre l’alimentation et le TDAH.  Toutefois, certains aliments et suppléments ressortent régulièrement du lot.  Bien que ceux-ci n’arrivent pas à éliminer ce trouble, certains peuvent contribuer à en réduire les signes (surtout pour l’hyperactivité et la concentration) ou à agir comme adjuvant (réduire le dosage) à la médication.  Voici donc les aliments qui ont retenus mon attention.

À réduire (ou même proscrire)

en ordre d’importance

de sucres, surtout les raffinés – perturber les fonctions cérébrales

de phosphates [additif alimentaire]- dérangement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales. Lire les étiquettes, les phosphates sont présents dans l’alimentation préparée mécaniquement (agents de conservation, liants, levure, etc.)  ==>La référence (qui vous donne tous les détails sur les types de phosphates).

de colorants alimentaires artificiels –  comme la tartrazine, rouge n ° 40, et jaune n ° 5.

d’aliments transformés (farines blanches, sucres blancs, riz blanc non collant, etc.)

–  de gluten ou d’aliments allergènes.

Pour enrichir l’alimentation

+ Omega3 (préférablement de source animale comme les poissons) – aident à baisser les taux de cortisol qui augmentent chez des individus stressés de manière chronique et améliorent la fluidité de la membrane cellulaire.

+ de Magnésium (la Dolomite est souvent proposée) – suppléments nutritionnels quotidiens pour compenser les carences causées par l’hyperactivité

+ de Zinc – important co-facteur de production de neurotransmetteurs, prostaglandines et mélatonine et joue également un rôle dans le métabolisme de la dopamine et des acides gras.

+ de vitamines B (toutes) – elles assistent les enzymes du cerveau dans la synthèse des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA, et forment de la myéline qui protège les connexions neuronales.

+ de protéines et de glucides complexes

+ de fer (régularise la dopamine) – Une carence en fer peut engendrer des troubles d’apprentissage, des anormalités du comportement, la tension nerveuse, la peur et des déficits cognitifs.

+ de vitamine C – fabriquer des neurotransmetteurs.

Cette approche alimentaire s’apparente beaucoup à la diète de Montignac pour ce qui concerne le contrôle de la glycémie.  Je pense donc que la méthode pourrait servir également pour nos petits loups en plus de nous faire perdre quelques kilos à nous.  Une alimentation plus « méditerranéenne » serait certainement à considérer (plus de légumes, plus de poissons).

Avec la perte d’appétit dû aux effets secondaires de la médication, il est tellement facile pour nous d’abdiquer et de laisser manger notre enfant un peu ce qu’il veut.  Je pense que si on y mettait un peu d’effort et de bonne volonté en appliquant ces bons principes de vie, ce ne serait pas que notre petit TDAH qui en bénéficierait, mais bien toute la famille!

Voici en complément un petit vidéo qui porte à réfléchir….

8 réflexions sur “L’alimentation chez nos petits TDAH

  1. Suite à la lecture du livre de Jacynthe Renee nous prenons un virage santé , nous y allons progressivement car je veux que les habitudes soient bien ancrés ! Notre defi de la semaine , un jus vert tous les matins et céréales santé bien hâte de voir les changements !

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  2. Bonjour,

    je viens de trouver votre blog, super intéressant pour un parent comme moi qui soupçonne sa fille de 2 ans 9 mois d’être tdah (pas encore de diagnostic ici mais l’hérédité est là donc je ne serais pas surprise !) Je me demandais si vous aviez essayé la diète phosphatée décrite dans le lien que vous avez mis (vinaigre de vin et dolomite) Je vais l’essayer, si jamais l’alimentation peux l’aider, pourquoi pas !

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  3. Décidément, je suis encore époustouflé par un aussi bon « billet » sur ton blogue. Je suis prête à relever le défis moi aussi. Compte tenu que depuis quelque temps, les médicaments de mon fils sont a changer (trop faible). Nous essayons de minimiser la dose pour minimiser les effets secondaire.

    Je suis comme Martine j’aimerai beaucoup faire l’essaie, d’ici au fête pour voir comment cette diète pourrait nous aider. Si jamais vous tombez sur la liste de ses produits, n’hésitez pas à les mettre sur ce blogue.

    Merci

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  4. Merci pour les infos, vous faites vraiment du bon boulot !

    Dite-moi, que doit-on surveiller surtout sur les étiquettes ? Ces mots de 50 lettres plutôt scientifiques ? Y a-t-il un guide pour nous aider ? J’imagine que non ou peut-être le livre de Montignac.
    Et si on n’aime pas le poisson, est-ce que les suppléments Oméga 3 sont bons ?

    Merci pour les infos!

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  5. Je serais tellement volontaire pour qu’une nutritionniste utilise ma famille comme cobaye pour une étude de ce genre!!! Out le chimique les sensibilisants, in les éléments aidants – bio et local! 🙂 et on observe les différences…

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