Nous dopons, vous dopez


Alors là je dois vous avouez que j’en ai vraiment ma claque…!

Je viens d’aller à la pharmacie pour y cueillir la dose essentielle de Concerta de mon fils et on me questionne sur la quantité que j’ai en ma possession.  Je dis en avoir environ 5 (je ne compte quand même pas les comprimés bordel!) et on me corrige… « vous devriez en avoir 8 madame ».  Hein quoi? Mais qu’est-ce que ça change? Me revient alors en tête les 2 ou 3 petites pilules que la pharmacie n’avait pas en stock et qu’ils m’avaient promis de me rendre lors du mois suivant.  Je n’ai pas fait de rappel en me disant que ce n’était pas bien grave…. oooooooohhh que non! J’aurais dû les réclamer….! Parce qu’aujourd’hui, on me dit que je devrais être bonne pour 35 jours, et on me suggère fortement de ne pas revenir avant sinon on me coupera ma subvention….!! Non mais 8 pilules… c’est de l’abus…!! Je dope mon fils, je vais chercher sa prescription à l’avance…!! Je suis une mauvaise mère… je prévois le coup à l’avance!!  Non mais qui pénalise-t-on ici? Les parents prévoyants… on risque de devoir « sauter » une pilule pour éviter d’être pénalisé…! J’espère sincèrement qu’ils ne font pas la même chose pour les cas lourds en santé mentale… 8 comprimés… vous y pensez??????

Toute cette histoire me mets dans tous mes états… mais s’ajoute à celle-ci un petit épisode que j’ai vécu ce matin au salon de coiffure… en discutant avec la coiffeuse, nous parlions de la fin des classes et je ne me souviens plus exactement ce qui a mené au commentaire de madame la coiffeuse mais elle a rétorqué ceci : « Les profs, tout ce qu’ils veulent c’est qu’on bourre nos enfants de Ritalin pour avoir la paix».  Sur le coup, j’ai faillis m’étouffer dans mon verre d’eau… mais quel chemin nous avons à faire pour arriver à sensibiliser les gens sur le fait que nous ne dopons pas nos enfants.  J’aurais peut-être dû lui dire que mon fils est un de ces enfants Ritalinisé… que ce n’était pas l’intervention de son professeur qui en était responsable… encore moins l’école ou les autres intervenants scolaire qui gravitent autour de mon fils… JAMAIS on ne m’a suggéré d’aller faire évaluer mon enfant ! Il y avait une tonne de problèmes certes, mais jamais le milieu scolaire n’a fait de pression sur nous.  Je trouve odieux et injuste que l’on blâme les professeurs pour la consommation du Ritalin.  Je ne dis pas que ça n’existe pas… mais il ne faudrait pas mettre tous les enseignants dans le même bateau… ils sont responsables, ils sont les guides académiques de nos enfants… il me semble qu’on devrait leur vouer le plus grand des respects… non?

Je crois sincèrement qu’il est temps qu’on travaille en ce sens… sensibilisons les gens… éduquons-les…! Je sais, ce ne sera pas facile… mais on n’a pas le choix.

5 réflexions sur “Nous dopons, vous dopez

  1. Moi je crois que plus de la moitié des enseignant(es) prennent la méthode facile quand un enfant bouge plus que les autres. Aussitôt il demande l’évaluation avec un psychologue pour voir si il n’aurait pas un TDAH. Mais l’évaluation parlons-en comment peut-on diagnostiquer un enfant TDAH avec une cinquantaine de questions.!????! Et le suivi, pour ma part, il a eu le diagnostique TDAH par la psychologue de son école après plus aucun suivi il s’en lava les mains sans même expliquer c’est quoi le TDAH donc tu te débrouille. Mais comment fait-on pour savoir que notre enfant est seulement TDAH est-ce qu’il a une autre maladie? Parce que moi oui il est TDAH mais il est aussi agressif et est opposé à tout ce qu’on dit (plus notre bataille de tous les matins puisqu’il s’oppose aussi à prendre sa médication) donc on doit lui donner de force qui cela dit n’est pas très agréable pour personnes, sans parler qu’il n’a pas d’amies et qu’il est étiqueté par beaucoup de gens dans la famille, à l’école (qui comprend le personnel) et j’en passe. Donc moi je crois que les enseignant(es) ont beaucoup de chemin à faire et son beaucoup moins tolérante qu’avant et que les gens jugent facilement également. Je ne passe pas une journée sans me faire regarder de travers parce que mon garçon est impoli ou me fais une réaction impulsive ou même une crise en public. Les gens pensent que c’est tout simplement un bébé gâté.

    Avis aux personnes intéressée il existe des rencontres avec le CLSC pour les enfants TDAH avec un trouble d’opposition. Les rencontres nous expliquent comment fonctionner avec un enfant TDAH sous forme de jetons (Barkley). Mais je ne sais pas si c’est disponible partout.

    J'aime

    • En effet, on subit la double peine, d’une part le quotidien est déjà bien compliqué mais le regard des autres (famille y compris) est une blessure de plus.
      Tous ces regards, ces réflexions à peine voilées sont aussi très difficiles à vivre. Mais hauts les coeurs, on fait de notre mieux.

      J'aime

  2. Ouf….un combat au quotidien certain ! Mon garcon à été diagnostiqué en mars. A ma demande, au privé. Secondaire 1, l’autonomie, changement de fonctionnement etc. voilà que tout se mets a aller mal, chute de note, baisse estime de soi…Mon garcon est en sport étude soccer TOUTE sa vie ce sport et au primaire ses notes sont bonnes, jamais d’échec…..A l’école tout les effort sont mis, psychoéduc, orthopédagogue, suivi avec le médecin qui est sur place à l’école, cours privés, tout le travail à la maison etc etc etc…..belle remontée en francais 80. anglais 85…..échec en 3 matières mais ne double pas…..un téléphone hier a tout bousculé…il ne pourra plus fréquenté cette école public en passant qui selon eux est trop performante pour lui ! Lui qui a un TDAH sans hyperactivité et sans trouble d’apprentissage….mon garcon est démoli, tout les efforts pour réussir a avoir une année convenable. Le liens de confiance avec sa psychoéduc bien établi, les préjugés des amis, les nouveaux amis, l’adaptation a cette école bien TOUT va devoir être repris en aout dans une autre école secondaire WOW ! On entend parler de décrochage et bien voilà !!! Un combat au quotidien et bien oui ! MAis grace a sa médication (Vyvanse) mon garcon est plus concentré à l’école et commencait à s’adapter a son TDAH…..un bel été quand même ?????

    J'aime

  3. Oui, c’est vraiment un combat quotidien. J’espère que le jour viendra ou nos enfants ne serons pas jugés.

    Ce matin, à Salut Bonjour, Dre Laberge expliquait bien les conséquences de ne pas médicamenter les enfants TDAH. Il y a un jeune qui c’est tué en moto ce matin…était-il TDAH? Non diagnostiqué? Combien de vie pourrions nous sauver si les gens atteints étaient diagnostiqués et traités?

    Courage!

    J'aime

  4. bravo ! Je pense la même chose ! Dans notre cas, c’est la professeure de maternelle qui nous a demandé si on acceptait de faire voir notre fils par une psychologue, qui a ensuite diagnostiqué son TDAH. On savait qu’il bougeait plus que les autres et qu’il ne nous regardait jamais dans les yeux mais pour nous, ce n’était pas un problème… C’était vraiment à l’école, il ne pouvait jamais écouter la prof… C’était difficile pour lui. Quand j’ai annoncé à la famille qu’il prendrait des médicaments… LA réaction que tu décris a été exactement la même… Je droguais mon enfant… Il va mieux, il progresse depuis qu’il en prend… Pourquoi arrêter ?!

    J'aime

Soumettre un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s