TDA… quoi?


Eh oui, qui dit temps des fêtes, dit aussi rencontres familiales!  Ces rencontres de famille, au-delà des cadeaux et de la bonne bouffe sont aussi l’occasion pour faire le point sur les événements qui ont touchés nos familles.  Évidemment, le sujet de l’heure (pour nous)  fut le tout nouveau diagnostic de notre garçon.  Aussi un sujet de prédilection parce que nous avons de sérieux doutes sur d’autres enfants de la famille.  Nous avons 2 cas de TDAH diagnostiqués, un cas de dyspraxie et nous croyons qu’un autre cas de TDAH sera bientôt identifié.  Tout le monde était donc à l’affut des signes, symptômes et des particularités quotidiennes du TDAH.  Les discussions s’animent, certains retrouvent leur enfant dans les descriptions et posent des questions, d’autres ne se sentent pas interpellés. Certains ont même rigolé des outils que nous avons donné à notre fils pour Noël… évidemment, c’est à moi que ça a fait mal… les gens ne se rendent pas toujours compte du degré d’émotion impliqué dans cette maladie.  Ce n’est pas que l’enfant qui subit les conséquences, nous aussi comme parents nous avons les deux pieds pris dedans.  C’est déjà assez troublant d’en parler et d’admettre que notre enfant est atteint de cet handicap…

Et chez l’adulte?

Étonnement, c’est lors d’un mariage (eh oui, dans le temps des fêtes) que nous avons fait une bien belle rencontre.  Un ami du marié a été lui aussi diagnostiqué comme TDAH.  C’était la première fois que je rencontrais un adulte atteint de cet handicap… les questions fusaient… comment ça t’affectait au quotidien? Comment tu t’en es rendu compte? C’était fascinant… enfin je pouvais mesurer l’impact possible du TDAH sur une vie d’adulte.  Pas du tout diminué par l’handicap, ce  bel ingénieur s’est rendu compte de la problématique lorsqu’il étudiait pour obtenir son PMI… c’est pas rien ! Il n’est pas réduit à un job au salaire minimum… il y a de l’avenir!! Il est aujourd’hui médicamenté et il fonctionne beaucoup mieux.  Mais il a toujours besoin d’outils pour mieux s’organiser… ma petite montre servira donc, quoi qu’en disent certains.   Joyeux Noël !

6 réflexions sur “TDA… quoi?

  1. Agée de 54 ans, j’ai découvert lors d’une émission télévisée ce trouble… après moult difficultés, j’ai réussi à me faire diagnostiquer TDAH. Et maintenant, sous Ritaline 20 X2, je vais mieux mais triste et atrocement blessée de n’avoir pas été soignée dès mon enfance. Cela aurait évité les échecs scolaires, une mauvais orientation scolaire, un travail ennuyeux et l’absence de confiance en soi et d’estime de soi…et toutes ces souffrances engendrées par ce trouble….

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  2. Bonjour,
    Je trouve ce blog très intéressant. J’espère que tout va pour le mieux pour ton fils et la petite famille. Continue comme ça

    Voila un petit témoignage par rapport au TDAH chez l’adulte…

    Étant plus jeune, je me suis souvent posé des questions, me trouvant « anormal » et différent des autres, plutôt de type solitaire car j’avais de la difficulté à m’en faire. Au primaire, mes notes étaient passables. Au secondaire, c’était la catastrophe par manque d’encadrement. Je passais 60% des cours dans la lune sans jamais remettre un seul travail. Je n’ai jamais aimé l’école.

    Étant jeune adulte, j’ai eu des moments où les comorbiditées m’affectaient particulièrement plus que d’autre (tendance à être dépressif, saute d’humeur, misère à garder des relations saines avec les gens etc… La liste est longue) Par contre ma force de caractère ma toujours aider à garder un certain équilibre. Cependant mon estime personnelle n’a jamais été très bonne.

    Jusqu’au jour où j’ai rencontré la fille de ma vie! Qui est par le fait même enseignante et formé à détecter le TDAH chez les enfants … et même les adultes il faut croire ;). Elle a vu très vite qu’il y avait un problème à me voir aller !

    J’ai longtemps hésité avant de me décider à consulter pour ce problème, en pesant les pours et les contres de cette fameuse médication. Je me suis rendu compte que ce problème me causait beaucoup de problème, au travail comme à la maison et qu’il m’avait probablement nui tout au long de ma vie.

    J’avais tendance à me chercher sans cesse … où sont mes clés, où est mon cellulaire … J’étais très éparpillés, je commençais 3 ou 4 activités en même temps. Mon amour trouvais ça très drôle de me voir faire le souper, la vaisselle, le café et passé l’aspirateur en même temps. J’entreprenais l’appartement au complet 😉 et ça avançais pas très vite.

    Au travail, c’était la même chose. Je dois composer avec de nombreuses demandes à la fois. J’avais tendance à tout commencer et à rien finir à 100%. Mes collègues me surnommaient la montagne russe, par rapport à mon humeur.

    J’ai commencé une médication pour un TDAH, il y a un peu moins de 3 semaines (concerta 18 et maintenant 27), à l’âge de 29 ans!

    Depuis, tout va pour le mieux, ce que je peux dire es que mon humeur est beaucoup plus stable qu’avant et que j’ai beaucoup plus de facilité à me concentrer et à mémoriser les diverse banalités de la vie (C’est pratique de pouvoir simplement ce souvenir de la date du jour sans avoir besoin de regarder 12 fois par jour)

    Avoir eu le diagnostique plus jeune, je crois que mon parcours de vie aurait été beaucoup plus simple. Rien n’a jamais été simple à accomplir pour moi.
    Que ce soit au niveau de mes études, de mes relations interpersonnelles avec mes copines/amies, ma capacité à bien performer au travail (dans notre société, c’est très important). J’ai changé d’emploie 3 fois en 5 ans en plus d’avoir des dépendances à certaines substances. Je ne remercierai jamais assez le destin d’avoir mis cette fille sur ma route. Elle m’aide à garder l’équilibre et m’appuie dans toutes mes décisions.

    Ce n’est pas facile de vivre avec un TDAH au jour le jour et ce, même à l’âge adulte!
    La médication m’aide à fonctionner mais il reste beaucoup de travail à faire.

    Ceux qui disent que ça change la personnalité ou que ça n’existe pas, on tord et il ne l’on certainement pas vécu. Ils parlent de choses qu’ils ne pourront probablement jamais comprendre. La médication, c’est bien lorsque c’est nécessaire et même indispensable pour être fonctionnel à notre pleine capacité dans ce monde de plus en plus exigent.

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    • Merci Tom pour ce super témoignage! Si tu savais combien ça rassure un parent de lire ton histoire…
      Comme parent, on n’a malheureusement pas droit à l’erreur… parce qu’on sait ce qui afflige notre enfant…
      On ne peut pas laisser faire… c’est tellement important.

      Merci encore!

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      • Salut,
        Ça m’a fait plaisir de partager ça
        Étant moi-même parent d’une petite fille de 9 mois, je comprends ta situation. J’espère de tout mon coeur qu’elle n’a pas hérité du problème de son papa, comme je l’ai hérité du mien. Si je ne me trompe pas, c’est héréditaire de 70% ou 75% du temps.

        Si c’est la cas, au moins, je vais disposer de mon expérience et des outils pour la soutenir tout au long de sa vie, contrairement au gens mal formé qui ne ce sont jamais posé la question: Pourquoi est-ce qu’il est aussi sage et tranquille. J’étais simplement toujours dans la lune. 🙂

        Le TDAH sans hyperactivité était rarement diagnostiqué avant.

        Bon courage.

        Tom

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